05 juin 2014

> ON NOUS CACHE TOUT, ON NOUS DIT RIEN !

 

Logiquement, le « rieu Delbecq » est un affluent-rive-droite de l'Espierre-rivière et ne reçoit que des eaux venant du pays de France (bassin hydrographique de Lys-lez-Lannoy, Lannoy, Leers-France, dont une partie importante des eaux de la « zone industrielle de Roubaix Est ».

Toujours logiquement, quand les quantités d’eau sont « raisonnables », elles sont captées à hauteur de la « station de relèvement » située à la limite du territoire français, au lieu-dit « Petit-Tourcoing » et dirigées vers la station d’épuration de Grimonpont où elles sont assainies.

Encore et toujours logiquement, quand les quantités d’eau sont importantes - et que la « station de relèvement » n’arrive plus à gérer les flux - ceux-ci sont captés dans un « bassin d’orage » souterrain, qui a été creusé au droit de ladite « station de relèvement » il y a quelques années, et « restituées » peu à peu dans le circuit normal.

Mais, lorsque les flux sont considérables - souvent à cause d’un orage intense, violent - les aménagements opérés, les installations prévues ne suffisent pas.

Nous assistons alors - systématiquement - au versement du « surplus » dans le lit du « rieu Delbecq côté belge » qui, sans autre forme de procès, se jette alors dans le canal de l’Espierre, au droit du pont d’Estaimpuis-aval.

Le problème étant que ces flots - même dilués par de fortes quantités d’eau de pluie - sont extrêmement pollués par les rejets des « tout-à-l’égout français », ainsi que par ceux des entreprises situées au sein du zoning industriel de « Leers-France-Roubaix-Est ».

Certains élus politiques d’Estaimpuis - et bien d’autres du côté français, appuyés par les élites administratives et techniques de « L.MC.U. », Lille Métropole Communauté Urbaine - ont tout fait pour « désinformer » le commun des mortels que nous sommes, affirmant, à l’époque, que les problèmes de pollution des eaux du site classé du canal de l’Espierre avaient été définitivement résolus !

La vidéo ci-dessus, tournée récemment - et qui pourrait être tournée chaque fois qu’un orage important sévit en amont du bassin versant du « rieu Delbecq » - démontre clairement l’importance du phénomène, et permet d’imaginer les retombées néfastes, dommageables pour la qualité des eaux du canal de l’Espierre, et, donc, pour la survie de la faune et la flore colonisant le site.

Je n’aborde pas ici la facette « touristique » du problème, ainsi que la navigation des bateaux de plaisance, filant, clapotant gaiement parmi les eaux noirâtres, infestées, nauséabondes… Langue tirée

01:45 Écrit par Luis Güell-Jornet dans « Canal de l'Espierre », « Faune », « Flore » | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.