08 juin 2012

> LES ÉGOUTS ET LES COULEUVRES…

 
 

 

Un « catamaran » tronqué, amputé de ses mâts, de ses cordages, de ses voilures… Estropié de tous ses éléments magnifiques, incontournables, essentiels établissant, marquant son identité, ainsi que la belle fierté, la majestueuse prestance de cette race de bateaux de… mer - acheté par le « camarade » bourgmestre pour le compte de la commune, avec les deniers du contribuable - et destiné à représenter l'entité d'Estaimpuis en navigant sur l'unique, l'historique et très patrimonial canal de l’Espierre ?

Sincèrement, on croyait déjà avoir tout vu !

OK, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Certes !

Cependant, face à l’absurde, le grotesque, le saugrenu, le vaudevillesque, l'on ne peut que regretter ce choix ridicule, antinomique, et puis s’incliner - puisqu'il le faut bien, puisque nous avons « délégué » notre pouvoir aux élus communaux - avant de joyeusement s’esclaffer, se bidonner, se poiler, et, surtout, se… gondoler !

Pauvre canal de l’Espierre…

Lui qui a vu passer et repasser nonchalamment les éternels « Spits » (1), cette race de bateaux spécialement conçus pour les voies navigables à petit gabarit de chez nous, de Hollande et de France (2), au même titre que les non moins célèbres « Freycinet » (3) français, adaptés aux petites écluses.

Ces petits bricoleurs de « camarades » socialos ont encore loupé, galvaudé, fracassé une très belle occasion de se montrer à la hauteur dans un domaine où - manifestement - ils font montre d’une ignorance aussi crasse qu’accablante (4) !

 

Exergue. (1) A propos des types et caractéristiques des bateaux circulant sur nos canaux, voir le portail de la « Direction générale opérationnelle de la Mobilité et des Voies hydrauliques ».

(2) A propos du classement en différentes catégories de voies navigables européennes par la « CEMT » et par les « Nations Unies », voir la « Résolution n°92/2 relative à la nouvelle classification des voies navigables » éditée par la « CONFÉRENCE EUROPÉENNE DES MINISTRES DES TRANSPORTS ».

(3) Charles Louis de Saulces de Freycinet, ministre des Travaux Publics français, de 1877 à 1879, a normalisé bon nombre de règles du transport. Sa loi « Freycinet » de 1879 prévoyait entre autre la forme parallélépipédique de 40 mètres sur 5,20 m des écluses, ce qui définira par la suite le gabarit universel des « bateaux de canal » appelés depuis : « péniches Freycinet ».

Ses caractéristiques :
 longueur 38,50m ; largeur 5,05m ; enfoncement variant entre 1,80m et 2,20m ; capacité de chargement 200 à 380 tonnes ; propulsion 1 moteur généralement de marque « Volvo », « Iveco », « Baudoin », « Perkins », « Scania », « Daf » d'une puissance variant entre 80 et 350cv.

 Les péniches sont en général équipées de panneaux d'écoutilles, ce qui leur permettait de transporter des marchandises craignant la mouille telles que des céréales, engrais, tôles et divers produits métallurgiques, pâtes à papier et rouleaux de papier… De nos jours - parce qu’elles ne sont plus « rentables » pour le transport de marchandises - elles sont surtout aménagées en habitat, ou destinées au commerce « Horeca », ou, encore, au transport de « loisirs ».

(4) Pourquoi - lorsque le bourgmestre d'Estaimpuis prétend urbi & orbi qu'il est un « environnementaliste convaincu » - ne profite-t-il pas de l’occasion pour faire de ce « Satcheu II » un « bateau solaire » : c’est à dire un bateau propulsé par un moteur électrique alimenté par des panneaux photovoltaïques ? Un « accumulateur » - batterie - pouvant très bien servir de « tampon », pour un stockage intermédiaire de l'énergie...

Tous les spécialistes de la question ne s'unissent-ils point pour affirmer que la propulsion solaire est très bien adaptée aux bateaux navigant sur les canaux : puissance requise modérée, constance de l'allure, proximité permanente d'une berge, d’un ponton, d’une écluse...

Il ne fait aucun doute que cela aurait représenté « un plus » indéniable pour notre entité et - pour une fois - cela aurait permis de constater qu’au niveau du souci écologique de l’entité, les « décideurs » d’Estaimpuis et de Mouscron - Commune, l'ImpactIEG - « en avaient un tantinet dans le ciboulot » !

 

 

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