18 septembre 2010

> ENIVRONS-NOUS !

 


 

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, car elle seule immortalise tout ce qu'il reste de vraiment meilleur et de plus beau en lui...

Et, aujourd’hui - avec le grand Charles Baudelaire - surtout, surtout - à tire-d'aile - enivrons-nous sans cesse d'elle !

Car, pour l'immortel poète : « Il faut être toujours ivre…

Tout est là: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est…

Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: Il est l'heure de s'enivrer !

Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse !

De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise » !

N.D.L.R. D’après Charles Baudelaire in « Le Spleen de Paris » repris en 1864 sous le titre « Petits poèmes en prose ». Diaporama réalisé dernièrement à l’écluse de Leers-Nord. Bonne fin de semaine ! A lundi !

 

08:57 Écrit par Luis Güell-Jornet dans « Faune » | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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