08 juillet 2009

> Pauvre petit bébé « foulque » et... pauvre canal !

............................................................................................................................................ Hier après-midi, au cours d’une balade au sein du site classé du canal de l’Espierre, nous avons croisé une famille de « Foulques macroules », près de l'écluse d'Estaimpuis. Entre deux averses, nous avons réussi à tirer quelques clichés. Adorables, non ? La « Foulque macroule » en deux mots ? Plus grande que la « poule d'eau », la « foulque macroule » est un oiseau plutôt rond, au plumage entièrement noir (noir, jaune, rouge, les bébés foulques sont des reproductions parfaites du drapeau belge) rehaussé par un bec et un écusson frontal blanc immaculé, un bec pointu, des yeux ronds, rouges et, vraiment, de drôles de pattes. C’est bien connu, la grenouille coasse, le canard cancane, l’oie cacarde et, curieusement, la foulque...« éternue » de façon stridente ! On rencontre cet animal aquatique adorable sur pratiquement tout le linéaire du canal où elle plonge très souvent à la recherche de nourriture : son régime alimentaire est essentiellement végétarien. Les nids des foulques sont des « constructions volumineuses » (actuellement, on en distingue parfaitement quelques spécimen entre l’écluse d’Estaimpuis et le pont du « Petit-Preux » à Saint-Léger) faites de matières végétales amoncelées où la femelle pond (en avril et, souvent, jusqu’à fin juillet) de 5 à 9 œufs qui sont couvés pendant trois semaines environ. Les jeunes s'alimentent seuls vers l'âge de quatre semaines et commencent à voler un mois plus tard: s’ils ont la chance d’échapper à la pollution terrible qui sévit dans le bief Estaimpuis – Warcoing (ainsi, cette pauvre « famille » de foulques qui illustre si bien notre propos semble avoir perdu sept à huit petits)... En attendant - et nous aurons l’occasion d’y revenir - le dragage du canal de l’Espierre - que le bourgmestre d’Estaimpuis avait considéré comme acquis depuis 2006 - ne se réalisera pas de sitôt ! Il est d’ores et déjà acquis que le délai nécessaire pour exécuter ces travaux rend impossible la venue de bateaux (lors de la grande inauguration de septembre) à Leers-Nord, via l’Escaut. Néanmoins - maigre consolation - les bateaux pourront arriver jusqu’à la « Maison du Canal », depuis la Deûle, en empruntant le versant français ! Pfff... Heureusement (?) que - depuis belle lurette - le ridicule ne tue plus les ministres, députés et autres bourgmestres « socialos » !

10:38 Écrit par Luis Güell-Jornet dans « Faune » | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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