29 mai 2009

> Canal de l'Espierre: « Orage ! Eau des espoirs » !

............................................................................................................................................ Ô rage ! Ô désespoir ! Ô égouts noirâtres et puants de « L.M.C.U. » (Lille métropole communauté urbaine), ennemis ! N'avons-nous donc tant vécu que pour cette infamie ? Dès 2 heures du matin, la nuit de lundi 25 à mardi 26 mai dernier, de violents orages suivis de pluies diluviennes, ont frappé de plein fouet le « bassin hydrographique » de l’Espierre. C’est vers 4 heures que les éléments déchaînés se sont calmés. Deux petites heures. Mais le mal était fait ! Plus de 35 litres de pluie/m2 sont tombés à l’intérieur d’un « bassin versant » de 70 km2 de surface, majoritairement « imperméabilisé » par l’urbanisation ! Imaginons la masse d’eau incroyable qui arrive rapidement « en bas » du bassin versant, au « goulot de l’entonnoir », situé très précisément à l’écluse-aval, à Leers-Nord. Les « zones inondables » naturelles qui existaient jadis, au lieu-dit « la Bourde », à Wattrelos (juste à côté de l’écluse), ont été progressivement comblées par divers « intervenants » français. Fatalement, l’eau d’orage - qui arrive en masse à cet endroit - sort du lit majeur de la rivière Espierre (le « rieu ») et ne peut s’évacuer que vers le bief inférieur de Leers-Nord (entre l’écluse et la passerelle) du canal de l’Espierre. Effet aggravant, cette masse d’eau considérable ne transite pas au travers de la station d’épuration du « Grimonpont » car cette dernière n’est pas dimensionnée pour traiter de telles masses d’eau si soudainement. Conséquence ? Les eaux qui se déversent dans le canal sont fortement chargées en polluants et germes divers, potentiellement très dangereux pour la santé humaine (entre autres, par le dangereux « Chrome +6 ou hexavalent », issu de la percolation des terrils « Ugine Khulmann », à Wattrelos). Il est à noter également, qu’en cas d’orage, le débit important et très chargé du « rieu » de Wattrelos (sa confluence se situe entre l’écluse et la passerelle) aggrave considérablement la situation. Le « diaporama » ci-dessus - réalisé quelques heures après l’orage - donne une idée assez précise de la gravité de la situation. Pour être complet, il ne lui manque que l'odeur, insupportable ! Nous profitons de l’occasion pour souligner - à nouveau - ce qui nous semble être l’ignorance crasse, l’insouciance, l’irresponsabilité du bourgmestre d’Estaimpuis, relativement à cette problématique. D’abord, en ayant avancé des contrevérités intellectuellement malhonnêtes lors des dernières inondations qui s’étaient produites le 4 juillet 2005. Ensuite, en promettant publiquement qu’un « bassin d’orage » serait réalisé sur l’Espierre en... 2008, avec les subsides européens (voir article du « Courrier », édition du 15 juillet 2005) ! Enfin, le samedi 4 avril dernier, le bourgmestre d’Estaimpuis lançait - en grande pompe - la première saison touristique au canal. Quatre « pédalos » et deux barques étaient mouillés. Sans aucune autre forme de procès, sans aucune espèce de respect accordé au « principe de précaution » qui voudrait que l’on prenne - au préalable - des mesures de prudence (analyse épidémiologique) quant à l’eau du canal et à sa teneur possible en germes pathogènes. On équipe les utilisateurs de pédalos d'un gilet de sauvetage. Mais qu'elle garantie leur accorde-t-on par rapport à la qualité de l'eau ? Il est clair qu’après le récent déversement des eaux polluées du « rieu » dans le canal, des mesures de protection de la santé des utilisateurs du site s’imposent et devraient être prises sans délai par les autorités locales. Si tel n’était pas le cas, nous nous réserverions la possibilité de saisir le Procureur du Roi, au motif de « négligence, mise en danger de la santé, de la vie d’autrui » par la commune d’Estaimpuis. Dont acte.

11:08 Écrit par Luis Güell-Jornet dans « Actualité » | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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